Le rideau s'ouvre sur le dernier acte de cette CAN 2008. L'arbitre béninois Codjia Koffi siffle le coup d'envoi d'une finale prometteuse qui débute sur un rythme très soutenu. Le traditionnel round d'observation est vite expédié avec, dès la 3e minute, un centre du Camerounais Geremi pour Eto'o... mais l'attaquant de Barcelone est un peu court. La volonté offensive est très nette de part et d'autre : les Lions se jettent sur tous les ballons, les Egyptiens sont rapides en contre attaque. Coup franc dangereux pour les Pharaons à la 10e minute : frappe cadrée d'Hosni des 25 mètres dans l'axe... et belle parade de Kameni qui, dans le premier quart d'heure, montre sa sérénité sur plusieurs tirs égyptiens.
Le match s'emballe à la 20e minute : deux tirs cadrés coup sur coup avec d'abord un coup franc pour les Lions tiré par Geremi qui oblige El Hadari à plonger pour un arrêt en deux temps. Contre attaque égyptienne immédiate... frappe de Metaab repoussée des deux poings par Kameni, Abou Treika reprend de volée... au dessus !
Samuel Eto'o, meilleur buteur de la CAN, à la lutte avec le meilleur joueur de la compétition, Hosni Abd Raboh.(Photo : Pierre René-Worms/RFI)
Samuel Eto'o, meilleur buteur de la CAN, à la lutte avec le meilleur joueur de la compétition, Hosni Abd Raboh.
(Photo : Pierre René-Worms/RFI)
A l'approche de la demi-heure de jeu, le match est toujours aussi indécis. Pas de franche domination : les Pharaons multiplient les attaques dangereuses tandis que les Camerounais lancent quelques contres menaçants en cherchant Eto'o. L'attaquant du Barça hérite d'un ballon sur la gauche à la 37e minute, il tente une frappe difficile dans un angle fermé mais la cage d'El Hadari n'est pas menacée.
Suit une contre attaque égyptienne et encore un superbe arrêt de Kameni ! Moawad se présente seul face au portier des Lions... frappe puissante... et la parade réflexe de Kameni qui sauve une nouvelle fois son équipe. Toujours 0-0 à l'approche de la pause alors que progressivement, on sent les Camerounais marquer le pas face à des Egyptiens qui font parler leur rapidité et leur technique.
Laurent BOSSO